Bilan des identifications au 26 décembre 2006

Le tsunami a fait 95 victimes françaises dont 90 en Thaïlande (le nombre total de victimes du tsunami se situe entre 190 et 225 000 victimes dont 5400 pour la Thaïlande).

Au 26 décembre 2006, 73 victimes françaises ont été identifiées par les équipes du TTVI.

16 corps avaient été retrouvés dans les heures suivants le tsunami par leurs proches ou les autorités.

Il reste donc encore 6 victimes françaises à identifier en quasi totalité de jeunes enfants.

Concernant le SOFITEL, 1 français reste à identifier.

Les dernières données détaillées du Quai d’Orsay

Depuis le mois de juin 2005, toutes les identifications se font grâce au processus ADN enfin opérationnel. Tous les échantillons prélevés sur les corps ont été envoyé à ce jour à Sarajevo au laboratoire de l’ICMP ou dans d’autres laboratoires notamment en Suède, en Chine et en Grande -Bretagne.. Les retours ont été progressifs et dûs ensuite être croisés avec les données ante-mortem (profils ADN des proches des victimes).

Les premières identifications ADN sont le résultat de requêtes ciblées : il existait une présomption d’identité sur la base d’élements secondaires (vêtements, cicatrices, bijoux.), l’ADN intervevant alors comme une confirmation. En l’absence de présomption, le processus d’identification via l’ADN sera plus complexe et donc plus long.

A ce jour, une majorité des identifications a été faite sur la base des empreintes dentaires ou digitales.

Aucune identification de français n’est intervenue depuis le 17 octobre 2005 mais pour autantle processus continue.

La fin de l’année 2005 a vu le déplacement des corps restants de Phuket vers la province de Phang Gna dans un nouveau site aménagé à cet effet. Il a été décidé de rapatrier les équipes de scientifiques vers Bangkok pour continuer à travailler sur la base de données et sur le travail de comparaison des analyses ADN revenant des laboratoires étrangers.

Jusqu’au 30 septembre 2006, un gendarme français continuait à travailler à Bangkok avec la Police thaïlandaise. Il a notamment contribué à la mise en place d’un service pérenne d’identification des victimes post-catastrophes. Ce service nommé TDVI continue le processus d’identification des victimes du tsunami.

Dans le cas des victimes occidentales, il est aujourd’hui acquis que les personnes manquantes ne figurent pas parmi les corps détenus. Outre l’hypothèse de disparition en mer, l’autre possibilité est donc l’erreur de restituation. Cette erreur serait intervenue avant la mise en place du processus international fin janvier 2005.

Depuis novembre 2006, de nouvelles analyses ADN sont en cours sur la base de prélèvements effectués sur les corps restitués à la population thaïlandaise les lendemains du tsunami.

Dans une lettre datée du 22 novembre adressée au chef de la police thaïlandaise et publiée hier par le quotidien The Nation, les ambassadeurs de sept pays (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Suède, Finlande, Pays-Bas) ont souhaité que le travail d’identification aille à son terme, "des erreurs" ayant pu se produire dans le passé. Ils ont, par ailleurs, demandé un audit sur la façon dont l’argent envoyé de l’étranger pour l’identification des victimes a été dépensé par l’unité thaïlandaise chargé de ce travail.

Décembre 2006 : La Thaïlande a commencé depuis quelques jours à enterrer 513 corps de victimes du tsunami n’ayant pas été réclamés ou identifiés près de deux ans après la catastrophe.

Cette inhumation a eu lieu au cimetière de Bang Maruan de Takua Pa dans la province de Phang Nga.

Selon un bilan dressé par le Colonel Khemmarin en charge de cette opération, 103 des 513 corps ont été identifiés mais les familles ne sont pas venues les récupérer. Il s’agit de 72 Birmans, 28 Thaïlandais, un Philippin, un Turc et un Népalais.

Les 410 autres corps n’ont pas été identifiés, a-t-il ajouté.

 

 

 


Haut de page | Accueil | Plan du site | Contact
"Association de soutien aux victimes résidant au SOFITEL Magic Lagoon Resort de Khao-Lak lors du tsunami du 26 décembre 2004"
Association loi 1901 déclarée à la Préfecture de Police de Paris (n° 00169115 - JO du 12 mars 2005)
Agrément du Ministère de de la Justice au titre de l'article 2-15 du CPP (arrêté du 23 nov. 2005 - JO du 7 déc. 2005)
Membre de la FENVAC (Fédération Nationale des Victimes d'Accidents Collectifs)