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NouvelObs.com - 7 septembre 2005
"Tout ce qui pouvait être tenté" pour protéger les vacanciers l’a été, assure le groupe Accor après la plainte contre X déposée par des victimes. Après le tsunami de décembre 2004 (AP)
L e groupe hôtelier Accor organise sa défense après la plainte déposée contre lui par l’Association de soutien aux familles des victimes du Sofitel Khao Lak (Thaïlande). Le groupe a assuré, lundi 5 septembre, que "tout ce qui pouvait être tenté dès le début" du tsunami de décembre 2004 "l’avait été". Les victimes du Tsunami ont déposé lundi une plainte contre X pour "homicide involontaire" et "défaut d’assistance à personne en péril". Mais l’avocat Me Gérard Chemla a précisé que cette plainte contre X visait directement Accor. Parmi les 95 touristes français qui ont péri lors du tsunami le 26 décembre 2004, près de la moitié résidaient à l’hôtel Sofitel Magic Lagoon de Khao Lak, un établissement du groupe hôtelier français Accor.
Le groupe dit avoir demandé de quitter la plage
Le Sofitel de Khao Lak a compté 135 victimes parmi ses 438 clients. Mais le groupe Accor souligne dans un communiqué que "tous les hôtels situés à Khao Lak (...) ont eu à déplorer un grand nombre de victimes".
Et assure avoir tenté de prévenir la catastrophe : "le personnel du Sofitel qui travaillait sur la plage le 26 décembre au matin a demandé aux clients qui s’y trouvaient de quitter les lieux, dès qu’un appel téléphonique recommandant l’évacuation de la plage a été reçu", assure le groupe. Accord "entretient des relations continues avec les associations et les familles de victimes qui le souhaitent" et a "fait tout ce qui était en son pouvoir pour répondre à leurs attentes", poursuit le communiqué. Et de poursuivre : "Accor tient à souligner que 54 de ses collaborateurs sont morts, dont certains en sauvant des vies, dans cette catastrophe naturelle qui a dévasté l’Asie du Sud".
"Tentative de déstabilisation"
L’avocat d’Accor, Françis Chouraqui, s’est par ailleurs "étonné", lundi, de la publicité faite autour de ce dépôt de plainte. "Je me demande où était l’urgence", a-t-il déclaré, jugeant la manière de procéder "pas sérieuse" et "étrange". "Il est important pour tout le monde que l’on sache ce qui s’est passé au niveau des prévisions météo notamment, pour éviter que de telles catastrophes ne se répètent, mais le groupe Accor n’est pas en cause", a estimé l’avocat. Me Chouraqui a ajouté qu’il "se demande s’il s’agit d’une tentative de déstabilisation du groupe, qui est côté en bourse", ce qui expliquerait selon lui "le tapage médiatique".
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"Association de soutien aux victimes résidant au SOFITEL Magic Lagoon Resort de Khao-Lak lors du tsunami du 26 décembre 2004"
Association loi 1901 déclarée à la Préfecture de Police de Paris (n° 00169115 - JO du 12 mars 2005)
Agrément du Ministère de de la Justice au titre de l'article 2-15 du CPP (arrêté du 23 nov. 2005 - JO du 7 déc. 2005)
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