
- 18 février 2006 : rencontre avec Jacques Chirac
- 26 décembre 2005 : Communique de M. Douste-Blazy
- 25 juin : deuxième rencontre des familles de victimes du tsunami
- 20 juin : rencontre avec Philippe DOUSTE -BLAZY
- 24 mai : rencontre avec Michel BARNIER
- Rencontre avec M. Aublin à l’Ambassade de France à Bangkok
- Réunion avec la cellule française DVI à l’hôtel Métropole de Phuket
- Communiqué du Quai d’Orsay sur la réunion du 19 mars avec les familles
- Première réunion des familles avec Michel Barnier le 19 mars.
- Rencontre avec M. Alain Du Boispéan
- Rencontre avec Mme GUEDJ, secrétaire d’état aux droits des victimes
- Rencontre avec M. Du Boispéan
- Nomination de M. Du Boispéan
1 - Mission De M. Alain du Boispean et but de son voyage :
En réponse à la question sur sa mission, M. du Boispean nous précise qu’il a été nomme par M. Barnier le 31/01/05 « afin d’informer, de prendre contact avec les familles de victimes ». A notre demande, il précise qu’informer signifie aussi remonter des informations et faisant spécifiquement référence a sa visite actuelle en Thaïlande, il nous dit son intention « de témoigner de l’ampleur du cataclysme » qu’il a lui-même constatée, auprès des autorités françaises, et pas simplement auprès de son Ministère de tutelle. Nous précisant qu’il a eu l’occasion de visiter tous les lieux qu’il estime clés, il nous livre d’emblée ses premières conclusions notamment sur les équipes internationales fonctionnent bien : 498 corps dont 15 français ont été retrouvés a ce jour
Il clôture cette introduction en nous disant que cette visite lui donne une vision différente de la situation
2 - Bilan a date des victimes au 22/02/05 :
| Sites | Nombre de corps | Commentaires |
| 1A (Yan Yao) | 619 | Ces corps seraient a priori des Thaïs |
| 1B (Bang Muang) | 727 | Ces corps seraient en majorité des non-thaïs |
| 2 (Phuket Airport) | 2,900 | Tous ces corps ont été autopsies par les équipes internationales |
| Corps déjà identifies | 498 | |
| Total | 4,744 |
D’une part, MM. du Boispean et Aublin ne sont pas absolument surs de ces chiffres, et ne savent plus ou sont comptabilises 600 corps récemment transportes (selon eux) des sites 1 vers le site 2.
M. du Boispean s’engage à nous préciser ces chiffres rapidement.
Ils nous confirment d’autre part, qu’une quarantaine de membres des équipes DVI Néo-Zélandaise, Australienne, Hollandaise, Galloise ou Allemande travaillent actuellement avec les équipes médico-légales Thaïs sur le site 1A, ce qui garantit le respect des normes post-mortem Interpol, même si les conditions de travail et le rythme d’autopsie n’y sont pas optimaux.
3 - Problèmes lies à la recherche par l’ADN
Apres avoir évoque l’échec des 100 premières analyses effectuées en Chine (12% de « séquençage »), nous sommes informes que 200 prélèvements vont être envoyer en Grande-Bretagne et 200 en Australie pour de nouveaux tests. Nos interlocuteurs évoquent tantôt que « l’on patauge » ou encore « un tâtonnement » au sujet de l’identification par l’ADN. Si le taux de « séquençage » est élevé quand il résulte d’un prélèvement de sang ou de salive, il est beaucoup plus difficile à réaliser (selon Dr Orrio) avec des éléments post-mortem. MM. du Boispean et Aublin sont très en retrait dans cette conversation et posent même des questions pour mieux comprendre la situation, et notamment sur la complexité d’établir un profil de parentalite.
Nous arrivons ensemble à la conclusion que l’identification par l’ADN n’est pas la panacée universelle qu’on a bien voulu présenter, et qu’un décalage important existe aujourd’hui entre les attentes des familles et cette réalité.
4 - Nécessaire adaptation du protocole :
Nous partageons les constats suivants :
Même si nous en sommes a près de 500 victimes identifiées, le rythme n’en demeure pas moins très lent après 2 mois ; 30 corps sont identifies par jour actuellement
Les victimes identifiées sont toutes des adolescentes ou des adultes et l’ont été sur la base d’empreintes dentaires (90%) ou digitales (10%) ; cette répartition diffère pour les français (50/50), les empreintes dentaires françaises ante mortem étant de moindre qualité (notamment par rapport aux scandinaves)
L’ADN pose de sérieuses interrogations aujourd’hui et ne pourra pas résoudre tous les cas
En conséquence et après 2 mois, il nous semble primordial d’adapter le protocole établi initialement pour prendre en ligne de compte les caractéristiques physiques ou détails matériels :
Le pre-tri par taille et par sexe sont des facteurs pouvant faciliter les analyses d’empreintes, notamment d’ADN (en travaillant sur un champ de possibilités plus réduit, notamment pour les petits enfants)
Vêtements, chaussures, bijoux, cicatrices... sont des indices qui ne sont pas considères a priori dans le protocole actuel mais qui constituent autant de commencements de preuve ; nous sommes d’accord que ces éléments doivent ensuite être valides par au moins une empreinte, comme exige dans le protocole initial.
Non seulement notre demande reçoit un accueil positif, mais nos interlocuteurs s’étonnent que cela n’ait pas été fait plus tôt et nous interrogent pour savoir pourquoi... Nous leur suggérons de proposer cette adaptation en concertation avec les autres pays (au moins avec les autres pays Européens) pour lui donner plus de poids et de fonder leur argumentation a la fois sur les faits que : - l’identification des jeunes enfants est un problème crucial - l’ADN n’apporte de réponses a court terme - ces éléments sont disponibles dans les bases DVI sous forme de données ou photos (les tris sont donc « informatiquement » possibles par taille, sexe, bijoux, cicatrices, tatouages...).
M. Du Boispéan s’engage dès son retour à informer les familles et agir activement pour que soit organisée cette réunion avec les familles et les autorités.
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"Association de soutien aux victimes résidant au SOFITEL Magic Lagoon Resort de Khao-Lak lors du tsunami du 26 décembre 2004"
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