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PARIS (AP) — Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire à la suite de la plainte déposée lundi dernier par les familles de victimes françaises du tsunami résidant au Sofitel de Khao Lak (Thaïlande), a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Cette enquête, confiée à la brigade de répression de la délinquance contre les personnes, devrait déterminer dans quelles conditions l’alerte a été donnée et devra rechercher les éventuelles insuffisances des responsables de l’hôtel, précise-t-on de même source.
Les enquêteurs devront entendre les survivants, comme les responsables locaux de l’hôtel Sofitel, et s’attacher à la chronologie des faits.
L’Association de soutien au victimes résidant au Sofitel de Khao Lak reproche au groupe hôtelier Accor l’absence de prise en compte d’un risque prévisible dans une région déjà touchée par des tsunamis.
Elle pointe également les insuffisances et la réaction tardive des services météorologiques thaïlandais, pourtant "avertis de l’arrivée de la vague, bien avant qu’elle ne touche les côtes de Thaïlande".
Les plaignants reprochent ensuite à l’équipe dirigeante du Sofitel de ne pas avoir su gérer correctement l’alerte, tout en reconnaissant que celle-ci a été reçue dans "des conditions sans doute tardives et insuffisantes". Ils critiquent également les explications "fantaisistes et contradictoires" données après le drame par le groupe Accor.
Parmi les 95 touristes français qui ont péri lors du tsunami le 26 décembre 2004, près de la moitié résidaient à l’hôtel Sofitel Magic Lagoon de Khao Lak, un établissement du groupe hôtelier français Accor. La justice française est compétente à l’étranger lorsqu’un ressortissant français est victime d’un crime ou délit. AP
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"Association de soutien aux victimes résidant au SOFITEL Magic Lagoon Resort de Khao-Lak lors du tsunami du 26 décembre 2004"
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